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Le G7 refuse la proposition de l’Unesco d’un module d’homosexuel à l’école

Le G7, qui regroupe les syndicats d’enseignants les plus représentatifs du primaire et du secondaire, a refusé d’adopter le programme sur la « sexualité » proposé par l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, Sciences et la Culture (UNESCO). Un refus qui a mis dans tous ses états le représentant de l’UNESCO au Sénégal, présent au séminaire consacré à la question.

Dans ce nouveau module que l’Unesco considère comme une question socialement vive, à cause du refus de la légalisation de l’homosexualité par la population, l’organisation onusienne veut encourager les jeunes à accepter les relations sexuelles de tout genre, en changeant la notion de famille. Pour étayer cela, l’exemple du Premier ministre du Luxembourg qui a épousé une personne de même sexe, a été donné, selon nos confrères du journal « L’As ».

De plus, certaines matières comme l’Éducation physique ont été aussi ciblés par l’Unesco, pour montrer aux élèves les positions sexuelles. Avec ce programme dont certains aspects se trouvent dans le module SVT, Économie Familiale et Éducation physique. Ces initiateurs veulent inciter les jeunes à ne plus stigmatiser les homosexuels, transsexuels et les lesbiennes. Ce programme apprendra aux élèves que l’homme peut disposer de son corps où il veut et quant il veut.

Jugeant cela comme déconstruction des valeurs sociales et religieuses, les membres du G7 sont sortis de leurs gonds. Dès le premiers jour des travaux, les syndicalistes ont monté au créneau, en exigeant une clarification du contenu du module. A cet effet, ils ont bloqué les travaux.

Irritée, l’équipe technique a accusé les syndicalistes de vouloir saboter la rencontre. Le troisième jour, avant de démarrer les travaux, le modérateur s’est d’abord félicité du fait que « les acteurs ont réussi à valider le programme malgré les bisbilles notées ». Mais cette déclaration a été la goutte qui a fait déborder la vase. D’autant que les syndicalistes se sont fermement opposés à ce qu’une telle déclaration figure dans le procès-verbal. Ils ont exigé que l’on tienne compte de leur réserve.

Après ce refus massif, le représentant de l’Unesco qui a dirigé les travaux, n’a pas caché sa colère. « Je suis triste. Car je n’ai jamais eu autant de difficultés pour adopter un programme depuis que j’ai commencé. Pourtant, j’ai fait adopter ce même programme dans plusieurs pays d’Afrique », a-t-il déclaré.

Pour éviter d’être pris au dépourvu avec la validation d’un tel programme, les syndicalistes ont décidé de se rendre auprès des chefs religieux et coutumiers, et de tirer la sonnette d’alarme.

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