A la Une Actualité Politique

« NOUS ENVISAGEONS LA CREATION DE 100 000 EMPLOIS »: MOUSSA BALDE

Pour la réinsertion des jeunes émigrés, le ministère de l’Agriculture, à travers l’ANIDA, sur un budget de 45 milliards F CFA, a créé 30 mille 500 emplois, avec 329 fermes réalisées. Et projette de créer 272 fermes pour 20 milles emplois supplémentaires. Ce même objectif est fixé au projet Agri-jeunes Tekki Ndawñi, qui envisage de créer environ 35 mille emplois, entre autres projets.

Les assurances sont données par Pr Moussa Baldé, le ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural, lors de la Conférence de presse du gouvernement, ce mardi, 24 novembre.

« Globalement, dans les quatre prochaines années, nos différents projets, nous envisageons la création de 100 mille emplois pour les jeunes et les femmes », a-t-il estimé.

S’agissant de la campagne de commercialisation de l’arachide qui a démarré hier lundi, 23 novembre, la tutelle a vanté les mérites du programme visant à hisser la production céréalière du Sénégal au moins à trois millions de tonnes contre 2 millions 700 mille, l’année dernière. A l’en croire, l’objectif est déjà atteint.

« Naturellement, a-t-il expliqué, ce programme a un coût, et tout le monde avait salué les efforts consentis par le président (Macky Sall), qui avait validé notre budget pour cette campagne agricole à 60 milliards c’est-à-dire 20 milliards de plus que la campagne précédente. Après, il s’est agi pour le ministère de l’Agriculture, de se mettre au travail et surtout d’essayer d’exploiter le surplus budgétaire que nous avions. Comment les 20 milliards ont été dépensés essentiellement ? Nous avons augmenté la quantité des intrants en particulier les engrais qui ont augmenté de 50%. D’abord, pour l’hivernage, 100 mille tonnes au moins, mais globalement avec les contre-saisons, ce sera au moins 150 mille contre un peu moins de 100 mille l’année dernière. »

Poursuivant, il a rappelé l’instruction donnée par Macky Sall de rehausser les subventions. « Ce qui a permis au monde rural d’économiser au moins entre cinq et huit milliards F CFA. Une fois qu’on a démarré, le ministère, malgré le contexte de la pandémie, s’est évertué à distribuer les intrants en temps et en heure. Il se trouve que Dieu nous a gratifié d’un hivernage exceptionnel parce que, par exemple, si on prend Bakel, la dernière fois qu’on a eu un tel cumul, c’était en 1975. Si on prend Matam, c’était en 1951. Pour Vélingara, c’était en 1955. Globalement, dans la région de Ziguinchor, presque toutes les stations affichent un cumul de deux mille mm. Même en Casamance, on l’a eu il y a cinquante ans. On a eu une pluviométrie abondante, bien répandue dans le temps et l’espace. On retrouve un cumul de 800 mm à Linguère. Tous ces facteurs (effort budgétaire, l’organisation pour une bonne distribution des intrants, la bonne pluviométrie) et surtout un engagement aussi sans précédent des producteurs (étudiants, émigrés, entre autres) ont ou amener le niveau d’emblavure au Sénégal à plus de trois millions 750 mille hectares. En termes de productions, ça a donné, pour ce qui concerne l’arachide, 1,8 million de tonne contre 1,4 million l’année dernière. Aujourd’hui, notre production céréalière, elle est estimée à 3 millions 800 mille tonnes, augmentant de 38%. En ce qui concerne le riz, nous attendons un million 450 mille tonne contre 1 million 100 mille l’an dernier. Cela est valable pour le coton, la pastèque, le niébé ».

La campagne arachidière qui a démarré hier, doit se terminer le 25 mai 2020, temps imparti aux producteurs pour écouler leurs récoltes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *