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CRIMINALISATION DU TRAFIC DE MEDICAMENTS : LE CHEVAL DE BATAILLE DES PHARMACIENS

L’Ordre des pharmaciens et le syndicat des pharmaciens privés, qui ruminent leur colère contre le trafic de médicaments, réclament, afin d’éradiquer la vente illicite de médicaments, sa criminalisation. D’autant plus que la situation est préoccupante. Rien qu’à Touba, 313 dépôts sont installés contre 46 pharmacies légales.

Dr Amath Niang, président de l’Ordre des pharmaciens, interrogé par le journal LeQuotidien interpelle les autorités étatiques et religieuses : « il faudra que l’autorité religieuse s’implique pour pouvoir faire de sorte que les pharmaciens trouvent le besoin de s’installer à Touba. Les autorités politiques sont en train de se déployer pour que tout un mécanisme soit mis sur pied afin de permettre à notre pays d’avoir une certaine souveraineté mais l’essor et le développement du secteur industriel de la pharmacie ne sauraient prospérer en cohabitation avec le marché parallèle. Il est du devoir de l’autorité politique de faire respecter la loi d’autant plus qu’elle a l’obligation de préserver et de sauvegarder la santé des populations. » Car insiste-t-il : « ce marché parallèle constitue une menace pour le système de santé sénégalais. »

D’après les estimations de Dr Ndiaye Sall, point focal de la saisie des faux médicaments, ce marché peut être évalué à plus de 15 milliards F CFA. Devenue très lucrative, cette vente se fait entre Thiaroye, Diaobé, Keur Serigne bi à Dakar et marché Okass à Touba.

« Aujourd’hui, nous avons au niveau de la cité religieuse de Touba, un nombre de faux pharmaciens qui ont eu l’autorisation légale dans dix régions du pays. C’est dire la gravité et l’ampleur du phénomène », dénonce Dr Assane Diop, président du Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal.

A l’en croire, le vote de la loi criminalisant la vente illicite de médicaments, permettra au juge de prononcer des sanctions très lourdes en motivant sa décision par rapport aux menaces qui pèsent sur la santé et la vie de la population.

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