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BARÇA / BARSAAQ : « LA RESPONSABILITÉ DU MINISTÈRE DE LA PÊCHE ENGAGÉE »

Le chavirement de la pirogue de candidats à l’émigration clandestine continue de susciter des vagues d’indignations. L’Association des Journalistes en Migration et Sécurité (AJMS) parle « d’inaction de l’Etat face à la détresse de la jeunesse ». L’AJMS, par la voie de son président, Daouda Gbaya, note que depuis quelques mois les acteurs de la pêche artisanale ne cessaient de tirer la sonnette d’alarme.

Etant donné que la plupart de ces candidats sont des pécheurs, l’AJMS indexe la responsabilité du ministère en charge de ce secteur. « Ce naufrage est d’autant plus dramatique que la plupart de ces victimes sont des pêcheurs. Ce qui pose la problématique de la gestion de nos ressources halieutiques par les autorités. En effet, depuis plusieurs mois, les acteurs de la pêche artisanale ne cessent d’alerter sur les conséquences néfastes de l’octroi des licences aux bateaux étrangers. Comment un secteur qui emploie 17% de la population peut-il être sacrifié au profit des chalutiers étrangers qui, on le sait, ne respectent aucune norme en matière de pêche industrielle ? Le ministre de la Pêche, Alioune Ndoye, a beau nier les accusations de l’Ong Green Peace, mais les faits restent têtus. Il est urgent que le président de la République, Macky Sall monte au créneau et rassure les jeunes désœuvrés. Car, l’heure est grave ! », lit-on sur leur communiqué parvenu à Emedia.

Les parents ne sont pas dédouanés

Pour autant, L’AJMS ne dédouane pas aussi les parents des candidats par rapport à ce phénomène appelé ’Barça ou Barsaaq’. « Osons le dire, une part de responsabilité revient aux familles de ces candidats à l’émigration. En effet, la plupart des jeunes qui prennent les embarcations de fortune obtiennent la ’bénédiction’ de leurs parents. Sous l’influence des pesanteurs sociales, certaines mères de familles n’hésitent pas à financer l’aventure périlleuse de leurs progénitures à la quête d’un hypothétique El Dorado », a noté M. Gbaya.Emedia

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