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Serigne Abô Bousso : « Si Lamine Diack n’était pas Africain… »

Alors que son procès fait encore débat, Lamine Diack n’aurait jamais aussi souffert s’il était Européen. C’est du moins l’avis de Serigne Abô Bousso.  

Le chef religieux, originaire de Touba, confie que l’appartenance de l’ancien patron de l’ IAAF à un pays en développement comme le Sénégal et au continent noir, de manière plus générale, constitue contre lui, un handicap supplémentaire.

Câblant Dakaractu-Touba, Serigne Abô Bousso souhaitera de l’État du Sénégal une plus grande  implication dans le dossier.  « Il est temps que les pays Africains  s’imposent davantage au plan mondial et surtout dans le domaine de la justice. Beaucoup de grands leaders Africains ont été sacrifiés par la justice internationale. Le Sénégal ne doit pas accepter  que Lamine Diack subisse le même sort. Le Sénégal  a besoin  d’un homme comme lui et Serigne Serigne Abdou Mbacké Ibn Serigne Cheikh Khady l’a dit avant moi. Et ce qu’il m’a  expliqué me convainc personnellement que les charges qui pèsent sur lui sont, pour l’essentiel,  très insignifiantes. Son âge, sa carrière, sa spiritualité et son amour pour le Sénégal devraient pousser nos autorités à lui prêter davantage main forte. »Lamine Diack est poursuivi pour avoir mis en place un système  de corruption de grande ampleur dès les années 2010 avec, en toile de fond, le dopage en Russie, un scandale que le Sénégal aurait aidé à couvrir…

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