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Dame Mbodj du Cusems Authentique contre Dispositif « Apprendre à la Maison »

Le nouveau dispositif visant à récupérer l’année scolaire presque perdue va surtout porter préjudice à l’écrasante majorité des enfants. Dame Mbodj du Cusems authentique, selon qui la mesure n’offre aucune possibilité d’évaluation formative ou de validation des acquis, demande qu’elle soit rejetée. Il met en place un certain nombre de mesures pour une année scolaire validée.

 « Apprendre à la maison » ! C’est le tout nouveau dispositif diversifié d’enseignement à distance que compte mettre en place l’Etat du Sénégal à travers son département en charge de l’Education nationale. Un procédé basé sur des photocopies de supports de cours et d’exercice dans les zones sans accès à l’électricité, l’internet et la création d’une télévision TNT en collaboration avec la télévision nationale, la Rts1 pour une couverture nationale, et une implication des autres chaines de télévisions et les radios communautaires et un apprentissage à partir des ressources numériques disponibles sur le système d’information du ministère de l’Education nationale.

Une initiative jugée malheureuse par le secrétaire général du Cusems authentique, Dame Mbodj qui pense que cela ne fera qu’aggraver la baisse du niveau des élèves tant décrié, avec une répercussion sérieuse sur tous les segments de la société. Cette proposition de récupération de l’année académique 2019- 2020, M. Mbodj la qualifie de posture démagogique qui ne repose sur aucun fondement légal ni scientifique ou pédagogique. Car, dit-il, il écarte de côté, ou « exclut d’office », les élèves issus de milieu défavorisé. Surtout que le niveau de développement de notre pays ne nous permet pas de dérouler des enseignements apprentissages à distance.

Plusieurs réserves formulées
Sur la première mesure relative à la reproduction de supports de cours, le Cusems authentique relève un coin du voile. Les zones concernées par la mesure, pour ne pas dire, ceux qui sont dans les zones reculées et enclavées regorgent d’élèves de l’élémentaire du moyen. C’est-à-dire qui sont du primaire au collège. Lesquels apprenants, dit-il, ont plus besoin d’encadrement et des explications avec interactions. Avec ce nouveau dispositif qui les invitent à « apprendre seul à la maison », ils peineront à assimiler les cours, regrette cet enseignant qui souligne que « plus de la moitié des élèves du monde rural seront laissés en rade en violation des textes réglementant le sous-secteur de l’éducation. non sans souligner que « parmi ceux-là qui ont accès à l’électricité, il y en a qui n’ont pas de postes téléviseurs, d’ordinateurs, de tablettes ou de smartphones ».

Ce point concerne la diffusion des cours à la télé ou via internet. Sans compter les difficultés liées à la connexion à la connectivité. il fait allusion à la cherté des pass-connexion et au réseau souvent perturbé Une proposition donc à jeter à la poubelle, car « n’offrant aucune possibilité d’évaluation formative ou de validation des acquis des apprenants » ! Et c’est toujours Dame Mbodj qui parle… Le même qui croit que personne ne devrait aujourd’hui se réjouir de la validation d’une année scolaire dont les enseignements apprentissages sont fait à la trompe-l’œil.

Reprise des cours graduellement
Toutefois, le secrétaire général national dudit syndicat propose la reprise des cours qui pourrait se faire en deux temps, deux moments. D’abord à partir du 21 avril, que tous les élèves des classes d’examens reprennent le chemin avec un éclatement des salles de classe selon la taille en raison de 20 élèves au maximum. il sera de même pour l’élémentaire avec la supervision du directeur de l’école et du maître de Cm2, le collège et le lycée, c’est-à-dire avec les élèves de troisième et de Terminal avec respect du principe d’un table-banc par élève et la distance recommandée, et sans rassemblement aucun dans la cour des écoles, et qu’il rentre un a un. « Le taux d’encadrement sera ainsi très élevé et l’on pourra progresser plus rapidement et faire les rattrapages nécessaires. Et que toutes les évaluations du second semestre seront faites au mois de juillet, les examens du CEF et de l’entrée en sixième en fin juin et ceux du Bfem et du baccalauréat à la même période en début août. Les professeurs de Collège corrigeront pour le Bfem et ceux du Lycée pour le bac », a-t-il livré comme proposition concernant les candidats aux différents examens de fin d’année.

En ce qui concerne les classes préparatoires, les laisser à la maison en attendant que le « méchant » virus soit bouté avant la fin de l’année scolaire. Sinon, et si on peine à le maîtriser à cette période, « on programme la reprise des cours en début septembre ». Juste après avoir terminé avec les candidats aux différents examens. Ce, sur une durée de trois mois, de septembre à novembre avec des cours de rattrapages organisés pour eux, suivis des compositions du second semestre vers la fin du mois de novembre. Seul gage pour Dame Mbodj de réussir à valider leur année scolaire. Et pour finir, comme d’habitude, l’argent, on ne l’oublie jamais quand il s’agit de sacrifice pour un contexte comme celui marqué par la présence du virus qui circule dans tout le Sénégal. il demande des mesures d’accompagnement spéciales allouées aux enseignants qui vont écourter leurs vacances. pressafrik

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