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Enquête sur les récépissés des associations d’homosexuels : « Une victoire », selon Jamra

JAMRA prend positivement acte de l’annonce faite par le directeur des libertés publiques, M. Ahmed Fadel Kane (cf. l’Observateur de ce 03/02/2020), faisant suite à la rencontre, le 13 novembre dernier, entre le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Aly Ngouille Ndiaye et le vice-président de JAMRA Mame Mactar Guéye (venu lui remettre la liste des associations d’homosexuels et de lesbiennes et autres documents confidentiels).

CE HAUT RESPONSABLE du ministère de l’intérieur a donc révélé que «le ministre a décidé de faire mener une enquête»; que «l’enquête est en cours et (qu’il) ne peut en dire plus pour ne pas en fausser le contenu». Vivement donc que la problématique de la délivrance de ces récépissés aux associations d’homosexuelles soit tirée au clair! D’autant qu’il s’avère déjà que JAMRA, en brandissant naguère les preuves matérielles de la délivrance de ces récépissés, avait vraisemblablement sous-évalué leur nombre, en faisant état de 16 associations, seulement, d’homosexuels et de lesbiennes. Alors que la dernière cartographie réalisée par l’interlocutrice du quotidien L’Observateur (une ex-fonctionnaire dans une organisation onusienne) révèle que le nombre de ces associations a déjà franchi la barre de la trentaine! Même si elles ne sont pas toutes dotées de récépissés.

C’EST UN SECRET de Polichinelle que de dire que les «objetifs sociaux», initialement déclinés lors du dépôt de leurs dossiers (status, procès-verbal d’assemblée générale constitutive, etc.) de sollicitation de récépissés de reconnaissance légale, se révèlent, pour la plupart, être aux antipodes de leurs activités réellement menées sur le terrain. En d’autres termes, si les associations d’homosexuels ont réussi allègrement à tromper la vigilance de l’État – qui leur a délivré des récépissés, comme il l’aurait fait pour les partis politiques ou les syndicats – c’est précisément parce que le ministère de l’Intérieur s’est limité à une «enquête de moralité» (à priori), sans s’être par la suite assuré (via une enquête à postériori) si les activités réellement menées sur le terrain sont bien en adéquation avec l’objet social initialement déclaré. Et sur la base duquel d’ailleurs le fameux «sésame» est délivré.

L’ENQUÊTE en cours pourrait sans nulle doute démontrer qu’il y a bel et bien eu «détournement d’objet social», en violation du Code des obligations civiles et commerciales. Constitutif, de facto, du délit de «faux et usage de faux», à l’actif de ces usurpateurs qui, sous prétexte de lutter contre le Sida – qui fait des ravages dans leurs rangs: 27% de séropositifs (statistiques officielles de l’État) – se livrent à des activités délictuelles, dont JAMRA en a révélées quelques indices, étayés par des documents confidentiels, au ministre.

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