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Anacim : Le calvaire de Ndèye Rokhaya Mbodji limogée par son Dg…

Harcèlement moral, mesures dégradantes, limogeage, tel a été le cocktail calice que Ndèye Rokhaya Mbodji jusque là, chef de la cellule de communication de l’Anacim, a été contrainte de boire, servi par son patron. L’Obs, dans sa parution du jour, revient sur les misères de Ndèye Rokhaya Mbodji relevée de ses fonctions, ce vendredi, par Maguèye Marame Ndao, Dg de l’Anacim.

« Les mots ne suffisent pas, la gestuelle non plus, pour expliquer le traitement humiliant que Maguèye Marame Ndao inflige à Ndèye Rokhaya Ndao, depuis sa nomination à l’Agence nationale de la météorologie du Sénégal, il faut jeter un œil sur la pile de documents qui témoignent de l’impudence des faits…« , regrettent nos confrères.

En effet, ils rappellent qu’avant de virer l’ex-présentatrice de la Rts ce vendredi, au profit de Alboury Ba, en guise de représailles à un article de L’Obs consacré à l’Anacim, le 23 janvier dernier, et dans lequel les responsables du Syndicat des travailleurs de l’aéronautique (Sytac) dénoncent sa gestion, Maguèye Marame Ndao a toujours exercé une violence psychologique sur l’ex-journaliste. Une collaboratrice que ce dernier accuserait de collusion avec les syndicalistes.

Le début du calvaire…

Et le calvaire de Ndèye Rokhaya Mbodji a commencé depuis que Maguèye Marame Ndao a pris fonction à la tête de l’Anacim. La victime sera relevée de son fauteuil de Chef de département de la communication pour occuper le poste de simple chef de Cellule de la communication. Ce, « sans explication, sans aucune discussion comme le Code du travail le préconise« , dénonçait Madame Mbodji dans une lettre datée du 16 septembre 2013.

Des correspondances tombées dans l’oeil d’un aveugle…

« Vous ne m’avez jamais adressé la parole, vous êtes toujours passé par le Secrétaire général pour me transmettre vos instructions, même verbales. M. le Directeur général, le Sg est certes mon supérieur hiérarchique, ce que je ne conteste nullement, mais nous partageons les mêmes locaux (…) Je suis pour le moins intriguée par une telle attitude, venant surtout de quelqu’un à qui ne me lient que des relations strictement professionnelles... », regrettait Ndèye Rokhaya Mbodji dans cette correspondances intitulée : « Ma situation actuelle à l’Agence, datant du 16 septembre 2013. Une lettre, regrette toujours la même source, qui, visiblement a fini à la poubelle du Dg, aucune suite n’y ayant été donnée.

Et d’autres correspondances ont suivi, dont celle intitulée « Accès au téléphone », datant du 7 février 2014 où Ndèye Rokhaya récidivait. Dans cette missive, elle dénonçait, dans le cadre de ses fonctions, qu’elle n’a pas accès au téléphone, ni à la ligne fixe. « Le poste 6014 qui m’est affecté ne dispose que de 2 000 FCfa de crédit mensuel. Ni au portable, l’intégralité du tarif des communications que je passe à partir de ma ligne ‘Téranga’ faisant l’objet d’une retenue sur mon salaire. C’est ainsi que 82 223 Cfa m’ont été soutirés à la fin du mois de janvier. Devrais-je continuer à supporter les frais de communication liés à l’exercice de mes fonctions« , interpellait-elle, toujours M. Magaye Marame Ndao.

Des interpellations, tous tombées dans l’oreille d’un sourd qui finira par le limoger, ce vendredi, de son poste de chef de cellule de communication de l’Anacim.

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